Histoires de Lyon
La cour des voraces
Belle exemple d’une architecture populaire, vers 1830-1840, cet immeuble est lié, dans l’imaginaire d’aujourd’hui, au souvenir des émeutes des ouvriers de la soie, ou "canuts", du XIXème siècle.
Il passe pour avoir abrité l’état major de la "société des voraces" qui, lors de la révolution de 1848, répandit dans toute la ville son rêve généreux d’un ordre social nouveau et juste.
La cour, avec son escalier monumental, est le point de départ d’un circuit des "traboules" (petit couloir traversant un ou plusieurs immeubles) sur les pentes de la Croix-Rousse.
La cour des Voraces, site emblématique de l’architecture Canuse, est le cœur vibrant d’une traboule à trois entrées : place Colbert, rue Saint-Sébastien, rue Imbert-Colomès. Les Canuts, furent les pionniers de l’organisation ouvrière en créant le devoir "mutuel", première société mutualiste de française.
La société des voraces regroupait les plus radicaux d’entre eux, adepte d’un nouvel ordre social, "vivre en travaillant ou mourir en combattant". Après les émeutes de 183 et 1834 ils participèrent à la révolution de 1848, et de Février à Juin ils furent pratiquement les maîtres de la ville jusqu’à leur désarmement par la force.
Sa rénovation en 1995, a permis la mise en valeur du remarquable escalier à volées libres, et aux gônes d’aujourd’hui de retrouver les joies du "débaroulage" (dégringolade des escaliers). |